Traitement et stockage de données de santé : ce que dit la loi

Personne tenant un ordinateur portable affichant un bouclier avec un cadenas bleu, représentant la sécurité des données numériques.

Résumer cet article avec l’IA

Si la digitalisation croissante des établissements et services sociaux ou médico-sociaux (ESMS) facilite bien souvent le travail des professionnels et l'expérience des personnes accompagnées et de leurs proches, elle impose aussi des règles particulières. En effet, les données de santé sont par nature précieuses et sensibles. Pour les protéger, la loi française est à l'œuvre afin d'empêcher les dérives et de responsabiliser les hébergeurs, les éditeurs de logiciels et les établissements dans le traitement et le stockage des données de santé.

Hébergement et sauvegarde des données de santé

Pour qu'une donnée existe et soit enregistrée, utilisée et mise à jour, elle doit être hébergée sur un serveur. Or, s'il est facile d'acheter un espace de stockage en ligne en quelques minutes pour un site web ou un blog, on n'héberge pas les données de santé de la même manière. Le Ministère de la Santé impose un cahier des charges précis et très exigeant. Il sélectionne pour cela les entreprises capables d'héberger ce type de données. Cet agrément est une garantie de sécurité pour les établissements. À la date de l'écriture de cet article, à l'été 2022, ce sont uniquement 66 hébergeurs qui peuvent héberger et sauvegarder des données de santé. Cette liste est d'ailleurs mise à jour régulièrement.

Orisha Socialcare (anciennement Teranga Software) héberge les données personnelles et médicales de ses clients auprès de Claranet. Une société agréée pour une prestation d'hébergement de données de santé à caractère personnel dans le cadre de l'offre Claranet e-santé.

RGPD et traitement des données de santé

Le RGPD est une directive européenne entrée en application en 2018 visant à conférer davantage de droits et de recours aux citoyens concernant l’usage qui est fait de leurs données personnelles. Il s’agit d’un cadre juridique unifié s’appliquant dans tous les pays de l’Union Européenne, y compris aux entreprises non européennes, mais travaillant avec des données personnelles européennes. Lors de sa mise en œuvre, le RGPD a impacté presque toutes les organisations en intégrant de nouvelles pratiques :

  • Création d'un registre de traitement de données.
  • Garantie des droits des personnes.
  • Mise en place d'un délégué à la protection des données.
  • Conformité des formulaires de traitement des données.
  • Responsabilisation de ses sous-traitants et fournisseurs.
  • Mise en place des processus adaptés en cas de fuite de données.

Par principe, le traitement des données de santé est interdit par le RGPD (article 9.1), sauf dans le cadre des exceptions précisées à l’article 9.2 du RGPD et à l’article 8 de la Loi Informatique et Libertés telles que : le consentement exprès de la personne concernée, le traitement nécessaire à la sauvegarde de la vie humaine, le traitement nécessaire aux fins de la médecine préventive, des diagnostics médicaux, de l’administration de soins ou de traitements ou de la gestion de services de santé et mis en œuvre par un membre d’une profession de santé ou par une autre personne à laquelle s’impose, en raison de ses fonctions, l’obligation de secret professionnel. Se conformer aux règles du RGPD est donc obligatoire pour tous les établissements qui sont responsables du traitement de leurs données de santé, y compris s'ils sous-traitent cette activité auprès d'un éditeur tiers.

Avant de choisir les outils utiles pour digitaliser son organisation, il est important de se pencher sur les questions d'hébergement, de sauvegarde et de traitement des données pour un établissement. C'est un prérequis pour se conformer à la loi, mais surtout pour respecter les données des professionnels et des personnes accompagnées par l'ESMS.

Contactez-nous

Partager l’article

  • Lien copié !

[ Guide ]

Guide de sélection des logiciels de caisse pour le commerce unifié

[ Guide ]

Votre modèle de cahier des charges e-commerce

Couverture d'un guide montrant trois professionnels souriants, dont un médecin, une femme avec une tablette et un homme décontracté, avec le texte "Réussir l'ouverture de votre centre de santé, toutes les étapes à suivre."

[ Guide ]

Réussir l'ouverture de votre centre de santé, toutes les étapes à suivre

FAQ

Questions fréquentes

Non. Le Ministère de la Santé impose un cahier des charges précis et sélectionne les entreprises capables d'héberger ce type de données. À l'été 2022, seuls 66 hébergeurs pouvaient héberger et sauvegarder des données de santé, une liste mise à jour régulièrement.

Orisha Socialcare héberge les données personnelles et médicales de ses clients auprès de Claranet, société agréée pour l'hébergement de données de santé à caractère personnel dans le cadre de son offre Claranet e-santé.

Le RGPD, entré en application en 2018, a introduit notamment la création d'un registre de traitement, la garantie des droits des personnes, la désignation d'un délégué à la protection des données, la responsabilisation des sous-traitants et des processus adaptés en cas de fuite de données.

Par principe, il est interdit (article 9.1 du RGPD), sauf exceptions prévues à l'article 9.2 et à l'article 8 de la Loi Informatique et Libertés, comme le consentement exprès de la personne, la sauvegarde de la vie humaine ou l'administration de soins par un professionnel soumis au secret professionnel.

Oui. Se conformer au RGPD est obligatoire pour tous les établissements responsables du traitement de leurs données de santé, y compris s'ils sous-traitent cette activité à un éditeur tiers.

Insights complémentaires

Poursuivez votre lecture

Découvrez d’autres analyses, retours d’expérience et innovations pour mieux comprendre les transformations.

un medecin debout tenant des documents
Cotation des actes16 octobre 2026

CCAM dentaire : ce qu’il faut savoir pour sécuriser la facturation de vos actes

Codes CCAM, associations d’actes, paniers RAC 0 et exemples de facturation : les clés pour sécuriser votre facturation dentaire et limiter les rejets.

Médecin noir souriant portant une blouse blanche avec un stéthoscope autour du cou et tenant un clipboard, sur un fond violet avec un motif de triangles.
Gestion du tiers payant29 septembre 2026

Arrêts de travail : les nouvelles durées maximales de prescription en 2026

Arrêts de travail : découvrez les nouvelles règles de prescription qui s’appliquent aux professionnels de santé prescripteurs, à compter du 1er septembre 2026.

Une femme médecin souriante en blouse blanche tenant un clipboard et parlant avec un homme plus âgé en chemise bleue claire et lunettes, sur fond rose avec un motif de petits triangles.
Cotation des actes28 septembre 2026

Avenant n°2 à l’ACI : ce qui change pour les MSP

Découvrez les changements de l’avenant n°2 à l’ACI : critères France Santé, financements, nouvelles missions et impacts concrets pour les MSP.

Votre prochain cap commence ici.

Orisha accompagne les entreprises qui refusent de subir leur technologie.