Facture électronique : le secteur du BTP en retard pour le changement ?
Le 1er septembre 2026 arrive dans quelques semaines. Ce jour-là, toutes les entreprises du BTP devront être capables de recevoir des factures électroniques. Et pourtant, les signaux du terrain sont inquiétants : si 76 % des entreprises sont équipées d'un logiciel de facturation, seulement 20 % sont capables d'émettre des factures dans un format structuré permettant un traitement automatisé. Être équipé ne signifie pas être prêt. Cyril Perrin, décrypte les enjeux dans une tribune publiée sur Batiweb
Le BTP, un secteur à la facturation pas comme les autres
Dans le bâtiment, la notion de facture dépasse largement la facture finale adressée au client. Acomptes, avoirs, situations de travaux, retenues de garantie, autoliquidation de TVA : chaque document devra désormais transiter par une Plateforme Agréée dans un format structuré. Les entreprises qui croient se mettre en conformité avec un logiciel de facturation généraliste commettent une erreur coûteuse. Et avec 6 milliards d'euros de déficit de trésorerie liés aux retards de paiement, la réforme représente une opportunité réelle de transformer ce modèle financier sous tension.
Une échéance sans report possible
En avril 2025, l'Assemblée nationale a rejeté tout amendement de report. Le calendrier est verrouillé. Les entreprises qui auront structuré leurs flux en amont aborderont septembre 2026 comme un avantage concurrentiel. Les autres le vivront comme une urgence. Et dans notre secteur, les urgences ont toujours un coût.
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