« La facture électronique est un levier de compétitivité, pas une contrainte »
Alors que la généralisation de la facture électronique est souvent perçue comme une nouvelle contrainte réglementaire, Cyril Perrin, CSO d'Orisha Construction, prend le contre-pied dans une tribune relayée par Presse Agence. Son message est clair : cette réforme est avant tout une occasion unique pour le secteur de moderniser ses processus et de gagner en performance.
Des inefficacités qui n'ont plus lieu d'être
Le constat est chiffré et sans appel. Le coût de traitement d'une facture papier est estimé entre 10 et 15 euros, contre moins de 3 euros pour une facture électronique. Pour une PME du BTP gérant 3 000 factures par an, l'économie directe peut dépasser 25 000 euros annuels. Dans un secteur où les marges sont sous tension et où les délais de paiement oscillent encore entre 50 et 55 jours, privant les PME françaises de près de 15 milliards d'euros de trésorerie, automatiser les flux de facturation n'est plus un choix, c'est une nécessité.
La vraie richesse, c'est la donnée
Au-delà du document dématérialisé, c'est la donnée structurée qu'il contient qui constitue le véritable enjeu. Suivi des coûts, contrôle budgétaire, prévisions de trésorerie, analyse de la rentabilité par chantier : pour la première fois, les entreprises auront accès à des informations standardisées et directement exploitables à grande échelle. « La vraie question n'est plus : sommes-nous prêts pour la facture électronique ? La vraie question est : sommes-nous prêts à exploiter tout ce qu'elle va rendre possible ? »
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